Cet atelier interactif explorera comment la mémoire historique des Roms peut servir d’outil puissant pour prévenir et lutter contre les discours de haine aujourd’hui. S’appuyant sur les points de vue de Georgios Stamatis, rapporteur général de l’APCE sur les Roms et les Gens du voyage, de Simona Cruciani, chargée des affaires politiques au Bureau des Nations unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger (en ligne), ainsi que des journalistes primées Paula Szewczyk (Pologne) et Višnja Višnjić Milić (Serbie), cette session réunira des experts du monde parlementaire, des droits humains et des médias afin d’examiner comment la narration et la mémoire peuvent renforcer la résilience face aux discours de haine.
Cette session pratique examine comment les équipes chargées des réseaux sociaux à grande échelle organisent et planifient leurs réponses en ligne ainsi que leurs campagnes en ligne, et propose des conseils et astuces sur la manière de signaler, de répondre ou d’ignorer les trolls et les attaques en ligne. La session aide les spécialistes de la communication et les militant·es à se préparer à se protéger contre les réactions de discours de haine en ligne et à réagir de manière organisée lors d’incidents de discours de haine à grande échelle.
Elle comprend également un exemple pratique de Rutgers, aux Pays-Bas, concernant une affaire judiciaire visant à lutter contre la désinformation à l’encontre de leur travail en faveur des droits humains.
La session comprend une présentation de la campagne « Mute Hate Speech » (Mettre en sourdine les discours de haine) de l’Union fédérale des nationalités européennes (FUEN) et du « Minority Monitor » (Observatoire des minorités), qui recueille et documente les cas de discours de haine visant les groupes minoritaires en Europe, en mettant en avant les cas documentés, les tendances émergentes et le rôle des organisations de minorités dans le signalement et la lutte contre les discours de haine. Un autre exemple de suivi nous vient de la Ligue gay lituanienne (LGL), qui présentera sa méthodologie de suivi et les tendances à long terme des données sur les discours de haine illégaux visant les personnes LGBTI en Lituanie, y compris son expérience pratique en matière de documentation de ces discours, de collaboration avec les plateformes dans le cadre du Code de conduite de l’UE, et de gestion des défis liés à la réactivité et à l’application des règles par les plateformes.
La session comprend des présentations pratiques de deux projets internationaux : (1)
« Hatedemics » (Haine-démie), mis en œuvre par la Fondation pour l’éducation à la citoyenneté (Pologne), comprenant la boîte à outils pédagogique « Hatedemics » (Haine-démie ) qui propose des contenus théoriques et des activités éducatives visant à lutter contre les discours de haine liés à la désinformation ; et (2) « SEED-Soutenir l’engagement des jeunes européens contre la désinformation», mené par l’ICEI (Italie), qui présente ses approches pour lutter contre la désinformation au niveau local en faisant des jeunes et des communautés éducatives les acteurs, actrices clés du processus.
La session comprend une présentation des recherches sur la transformation numérique dans le travail avec les jeunes, qui inclut deux études de cas : l’une au niveau national sur le mouvement « No Hate Speech » (Dites non au discours de haine) en Italie et l’autre au niveau international, sur la campagne « Democracy Here, Democracy Now » (Démocratie ici. Démocratie maintenant) du Service de la jeunesse du Conseil de l’Europe. En outre, le Conseil national de la jeunesse d’Irlande présentera les ressources « Transforming Hate » (Transforme la haine), qui examinent les réponses apportées aux comportements haineux par les jeunes dans le cadre de l’animation jeunesse, et un jeune ambassadeur de Stopp Hatprat, en Norvège, partagera son expérience en matière d’engagement des jeunes, d’ateliers, d’activisme et de campagnes de sensibilisation, à titre d’exemples d’initiatives menées par des jeunes.
Au cours de cette session thématique, des perspectives inspirantes issues du travail de l’IGLYO sur la lutte contre les discours de haine et les crimes de haine, ainsi que les lignes directrices élaborées pour traduire les normes du Conseil de l’Europe en recommandations pratiques à l’intention des organisations de jeunesse et des décideurs·euses politiques, seront partagées. L’expérience pratique de la FELGTBI+ dans la lutte contre la haine et la désinformation en ligne, en particulier à l’encontre des groupes LGBTI+ vulnérables, apportera également des perspectives nationales en Espagne, et les conclusions du projet de recherche « Queer Defence » sur les discours de haine et le harcèlement subis par les femmes lesbiennes et queer en Finlande clôtureront la session.